La représentation de la mythologie et du divin dans la peinture de la Haute Renaissance
Quelque chose qui est très facilement remarquable par rapport à la peinture de la Haute Renaissance, c’est que la grande majorité des œuvres tombent sous trois grandes catégories: l’art religieux ou mythologique, les portraits et quelques œuvres présentant l’histoire. Malgré que la religion catholique ait toujours été un sujet de choix des artistes Occidentaux à toutes les époques, maintenait la mythologie gréco-romaine fait son entrée en scène à cause d’une réhabilitation de la culture antique au début de la Renaissance.
À cause de cette omniprésence du divin dans l’art, il devient important d’analyser comment cette divinité et les mythologies sont présentées. La nouvelle valorisation de l’antiquité crée une dichotomie intéressante entre l’art chrétien traditionnel représentant les saints et les histoires de l’ancien et du nouveau testament et les mythes antiques et les façons par lesquelles le mythe grec est christianisé et les représentations de la religion chrétienne sont influencés par les normes de l’Antiquité.
Un premier exemple du divin dans l’art, serait le plafond de la chapelle Sixtine, notamment la fresque de la création d’Adam peint par Michel-Ange.
La fresque décrit, du côté gauche du tableau, Adam lors de sa création par Dieu, couché de son long qui étend une main vers son créateur. Du côté droit, il y a Dieu, entouré de chérubins qui tend sa main loin devant lui afin de donner l’étincelle divine de la vie à sa création; «Michel-Ange ne peint pas la création de l’homme mais le moment où Dieu lui insuffle l’âme […]» (GARDIN, Nanon, Guy PASCUAL. Guide iconographique de la peinture : identifier les personnages et les scènes dans la peinture, p.78).
Ce qu’il y a de particulier à noter des personnages de Michel-Ange dans cette fresque, c’est l’apparence, et surtout la musculature des personnages. Leur semblance de force et de vigueur représente un idéal repris aux sculptures du divin qui remontent de l’Antiquité.
Un aspect qu’il faille noter dans La création d’Adam et qui est également présent dans La création du soleil et de la lune, une autre fresque de la chapelle Sixtine, c’est la forme que prend la représentation de Dieu de Michel-Ange, car il varie beaucoup par rapport à l’image communément acceptée du créateur durant les débuts de la Renaissance et de la Haute Renaissance. Le plus souvent, Dieu est représenté comme un être grandiose, paternel et sympathique. Le Dieu de Michel-Ange viendra changer cette formule. Son Dieu chrétien est un être beaucoup plus vigoureux en raison de la représentation de sa musculature. Il conserve sa dimension grandiose, mais projette la puissance et son importance plutôt qu’une simple dimension paternelle. Le Dieu de Michel-Ange ressemble presque à une divinité gréco-romaine, projetant la puissance d’un Dieu du tonnerre comme Zeus ou Jupiter.
Plusieurs éléments viennent appuyer la thèse que le Dieu de Michel-Ange serait en fait un exemple d’un syncrétisme entre le panthéon gréco-romain et la religion chrétienne et d’autres permettent de la nier.
D’abord, il faut noter que Dieu n’est plus un être passif selon Michel-Ange. Son Dieu en est un qui prend action. Dans les œuvres précédentes, Dieu avait tendance à bouger très peu et être minimalement expressif. Chez Michel-Ange, on peut voir le corps de Dieu en action, valorisant la création dont il est l’origine et qui est à son image. Ses traits reflètent une émotion et une concentration qui sont rarement représentées chez la divinité chrétienne. Tout cela est représenté dans La création d’Adam où Dieu s’élance, s’étendant de tout son long pour transmettre l’étincelle divine à Adam, la concentration visible dans son expression faciale.
Dieu est également en charge de la situation, encore en contraste avec son image passive. Par exemple, dans La création du soleil et de la lune, la gestuelle de Dieu suggère un commandement et impliquant une obéissance. Cette image vigoureuse et active est à l’image d’un type de Dieu antique, rappelant la puissance des Dieux grecs.
Un premier exemple du divin dans l’art, serait le plafond de la chapelle Sixtine, notamment la fresque de la création d’Adam peint par Michel-Ange.
La fresque décrit, du côté gauche du tableau, Adam lors de sa création par Dieu, couché de son long qui étend une main vers son créateur. Du côté droit, il y a Dieu, entouré de chérubins qui tend sa main loin devant lui afin de donner l’étincelle divine de la vie à sa création; «Michel-Ange ne peint pas la création de l’homme mais le moment où Dieu lui insuffle l’âme […]» (GARDIN, Nanon, Guy PASCUAL. Guide iconographique de la peinture : identifier les personnages et les scènes dans la peinture, p.78).
Ce qu’il y a de particulier à noter des personnages de Michel-Ange dans cette fresque, c’est l’apparence, et surtout la musculature des personnages. Leur semblance de force et de vigueur représente un idéal repris aux sculptures du divin qui remontent de l’Antiquité.
Un aspect qu’il faille noter dans La création d’Adam et qui est également présent dans La création du soleil et de la lune, une autre fresque de la chapelle Sixtine, c’est la forme que prend la représentation de Dieu de Michel-Ange, car il varie beaucoup par rapport à l’image communément acceptée du créateur durant les débuts de la Renaissance et de la Haute Renaissance. Le plus souvent, Dieu est représenté comme un être grandiose, paternel et sympathique. Le Dieu de Michel-Ange viendra changer cette formule. Son Dieu chrétien est un être beaucoup plus vigoureux en raison de la représentation de sa musculature. Il conserve sa dimension grandiose, mais projette la puissance et son importance plutôt qu’une simple dimension paternelle. Le Dieu de Michel-Ange ressemble presque à une divinité gréco-romaine, projetant la puissance d’un Dieu du tonnerre comme Zeus ou Jupiter.
Plusieurs éléments viennent appuyer la thèse que le Dieu de Michel-Ange serait en fait un exemple d’un syncrétisme entre le panthéon gréco-romain et la religion chrétienne et d’autres permettent de la nier.
D’abord, il faut noter que Dieu n’est plus un être passif selon Michel-Ange. Son Dieu en est un qui prend action. Dans les œuvres précédentes, Dieu avait tendance à bouger très peu et être minimalement expressif. Chez Michel-Ange, on peut voir le corps de Dieu en action, valorisant la création dont il est l’origine et qui est à son image. Ses traits reflètent une émotion et une concentration qui sont rarement représentées chez la divinité chrétienne. Tout cela est représenté dans La création d’Adam où Dieu s’élance, s’étendant de tout son long pour transmettre l’étincelle divine à Adam, la concentration visible dans son expression faciale.
Dieu est également en charge de la situation, encore en contraste avec son image passive. Par exemple, dans La création du soleil et de la lune, la gestuelle de Dieu suggère un commandement et impliquant une obéissance. Cette image vigoureuse et active est à l’image d’un type de Dieu antique, rappelant la puissance des Dieux grecs.
En reprenant l’idéal antique, Michel-Ange aurait-il cherché à faire ressortir une dimension héroïque et puissante du divin, voire représenter Dieu sous les traits de Zeus?
Par contre, il existe des divergences qui mettraient en cause ce que nous avons précédemment avancé, dont le principal, c’est l’apparence physique et l’âge. Le Zeus de l’Antiquité est jeune, et non un vieil homme. Il a une barbe noire et ne présente aucun signe de vieillesse. Le Dieu de Michel-Ange répond aux critères de représentation d’un Zeus plus moderne et chrétien.
Je vois Le Dieu de Michel-Ange comme étant un mélange entre les critères antiques et la religion chrétienne. C’est avec la combinaison de la religion chrétienne et de l’Antiquité que Michel-Ange a pu concilier les deux esthétiques et créer une fusion de cultures; l’esthétique et la force de l’Antiquité avec la figure paternelle et omniprésente de la divinité chrétienne. C’est ce mélange de l’Antiquité avec l’art chrétien qui servira à former un style de peinture nouveau, combinant les critères des deux pour donner vie à la peinture de la Renaissance où, comme le Dieu de Michel-Ange, ce qui est chrétien est gréco-romanisé et ce qui est gréco-romain est christianisé.
La Vénus et le beauté dans la peinture de la Haute Renaissance
Maintenant, abordons les critères de beauté à la Renaissance et l’importance de la mythologie (notamment de la Vénus) dans cet aspect de la société ainsi que de la manière par laquelle la peinture a façonné ceux-ci.
Comme mentionné précédemment, la notion de la perfection de la beauté corporelle et la valorisation du corps qui remonte de l’Antiquité fait sa réapparition à la Renaissance. Cela a un effet important sur l’art, la représentation du divin ainsi que les critères de beauté.
Une divinité laissera particulièrement sa marque sur la représentation de la beauté et la perfection du corps et c’est Vénus, déesse de l’amour, la beauté et la sexualité. La Vénus devient, pour les peintres et les sculpteurs, l’achèvement de l’apparence féminine.
La mythologie et l’art se sont en fait joints afin de créer une dimension irréaliste de l’apparence physique à la Renaissance. En plus de la présence des critères antiques, les peintres et les sculpteurs contribuent à créer ce manque de réalisme dans leurs œuvres, du moins, sur le plan de la représentation de leurs sujets humains. Raphael l’a dit lui-même: «Pour peindre une belle femme, je dois voir plusieurs belles femmes.»


No hay comentarios:
Publicar un comentario